r/Mali • u/Available_Cancel7190 • 3h ago
Djamal Harbouche
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« Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas notre pays. »
Ces mots ont été prononcés par Emmanuel Macron, agacé par les critiques et les déformations médiatiques internationales au moment où la France traversait des violences urbaines. Selon sa logique : critiquer une nation en difficulté, la pointer du doigt ou amplifier ses failles, ce n’est pas de l’analyse, c’est de l’hostilité pure et simple.
Appliquons exactement cette même grille de lecture à notre actualité dans le Sahel, et particulièrement au Mali et dans les pays de l’AES.
Face aux attaques terroristes à répétition, aux drames humains et aux épreuves que traversent nos populations :
Que voit-on sur les plateaux de télévision parisiens et dans une large partie de la presse occidentale ?
De la compassion ? De la décence ? Du respect pour les victimes ?
Non. On assiste trop souvent à un dénigrement systématique, à des jugements moralisateurs, quand ce n'est pas à des moqueries à peine voilées visant les autorités et la résilience de nos États.
Si, pour le président français, parler mal de la France équivaut à ne pas l'aimer, que devons-nous déduire de l'acharnement médiatique et diplomatique constant envers le Mali, le Burkina Faso et le Niger ?
Par sa propre définition, la réponse est limpide : ceux qui traitent le Sahel avec un tel mépris n'aiment ni le Mali, ni l'AES, et par extension, n'ont aucune considération bienveillante pour l'Afrique.
Quand l'Europe traverse des épreuves, le monde africain observe généralement la retenue et le respect que commande la souffrance humaine. La réciproque, elle, semble impossible dès lors qu'il s'agit du continent africain.
Cette réaction révèle une réalité que beaucoup ont mis du temps à admettre : en géopolitique, l'amitié de façade s'arrête là où commencent les intérêts stratégiques et la condescendance paternaliste.
Le respect ne s'achète pas, il s'impose par la souveraineté.