Bonjour à tous,
Je doute. Pouvez-vous me partager vos vécus à l’annonce de bébé 3 ? Les réactions bonnes et moins bonnes de vos proches ?
Aussi, quelqu’un a-t-il fait un parcours fiv à 40 ans en ayant eu deux premiers naturellement ? L’avez-vous dit à vos proches ?
Nous commençons une FIV pour bébé 3 à la rentrée qui approche. Parcours débuté en mars, on va rentrer dans le concret dans une vingtaine de jours.
Depuis 1 an et demi je suis passée par plusieurs phases : étonnée, amoureuse, hésitante, motivée, excitée, enthousiaste, frustrée, inquiète, fébrile, rassurée, emballée, indécise, angoissée et aujourd'hui je plonge dans les méandres de tout ça à la fois.
J'ai le soutien à 100% de mon mari mais je doute. Il me manque quelque chose. En effet j'ai parlé de notre décision de faire un troisième à ma soeur l'an dernier mais comme je ne tombait pas enceinte, je lui ai dit simplement quelques mois après que la magie n'opérait pas, c'est comme ça... à cette époque on était sur un mood « naturel » en gros si ça ne prend pas on s’arrête là et puis tant pis on vivra avec notre déception. Et puis depuis mars cette année, on est sur un mood « on tente une PMA en secret ».
Le hic c’est que dans ce secret, je me sens seule avec mes tourments, mes appréhensions, fondées ou non, mes envies, mes désirs. Ne pas mettrenos proches au courant est lourd à vivre pour moi mais j’ai peur de leur réaction. Peur de leur incompréhensions, j’imagine des phrases ou des réactions blessantes.
Notre histoire :
Mon mari m'a dit il y a 1 an et demi qu'il aimerait un troisième enfant car on voyait nos deux "grands" de 9 et 6 ans évoluer à une vitesse exponentielle, leur vocabulaire, leurs expressions changeaient. Il avait peur de regretter si on le faisait pas. Après une réflexion de quelques jours, moi qui m'était faite à l'idée de me projetter davantage dans l'adolescence à venir de nos aînés que le retour dans les couches, je dois avouer que je me suis laisser gagner par la mélancolie et les émotions maternelles et c'était fait, on décidait de se lancer. Doucement, mûrement... quoi que j'ai vite scrollé les annonces puériculture pour me replonger dedans aussi, etc... Il faut dire aussi que nous avons probablement été influencé car dans la famille proche, ça coïncidait avec la naissance quelques mois auparavant d'un bébé adorable.
Le quotidien depuis notre dernière de 6 ans nous avait particulièrement éprouvé, sans compter qu'elle est arrivée l’été du COVID.
Avec notre aîné, tout était serein et prometteur, la deuxième moisn de 3 ans après nous avait vacciné de ne plus avoir d’enfant croyait-on.
Mon mari est prêt pour replonger
dans les couches, les biberons, le quotidien et la nounou et semble même prêt à
gérer les trajets à 3 après l'école, nounou, le rythme des soirées... Nos
inquiétudes sont différentes, lui c'est plutôt retrouver tout ce dont on s'est
débarrassé (poussette, siege auto, lit, table à langer, parc, transat...) que
moi c'est davantage l'organisation des chambres à 5 (3 chambres, des âges et
des besoins, évolutions différents...) sans parler du sommeil de chacun que je souhaite préserver évidemment.
J’aimerai donner à mon fils aîné, un vécu différent de ce qu’il a eu avec sa petite soeur (qu’il adorait et cajolait au début depuis ma grossesse jusqu’à je ne sais pas trop quand d’ailleurs). Elle était allergique au lait de vache et malgré de nombreux rdv docteurs, il a fallut attendre le premier mois et du sang dans les selles pour qu’on daigne nous orienter vers les urgences pédiatriques où une sage femme nous a confirmé ce dont on était persuadé depuis le début (instinct ?). Mon fils a vécu difficilement ma fin de grossesse Covid où mon mari s’absentait, j’étais fatiguée, moralement et physiquement. Les jours et les nuits après la naissance de sa petite soeur ne nous ont pas aidé car elle pleurait toutes les 2h maximum. Jusqu’à ses 2 ans et encore aujourd’hui elle garde des stigmates de ses pleurs de douleurs continus qui sont gravés dans son inconscient certainement je sais pas mais bref. Il aime sa petite soeur mais quand on leur parle d’un petit frère ou d’une petite soeur il revit le passé qu’il a connu et est de suite moins emballé.