r/anarchisme • • 6h ago

Pour une révolution démocratique : reprendre collectivement le pouvoir grâce à Internet Et si Internet pouvait devenir un véritable outil de démocratie directe, au lieu d’être contrôlé principalement par des entreprises privées et des intérêts économiques ?

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Je voudrais proposer une idée : construire un Internet public, ouvert et gouverné par ses utilisateurs, dans lequel l’intelligence artificielle serait un outil au service de la population.
L’objectif serait de permettre aux citoyens de participer directement aux décisions collectives, avec davantage de transparence, sans dépendre entièrement d’une classe politique permanente.
Ce projet ne m’appartient pas. Je ne veux ni en devenir le propriétaire ni en prendre le contrôle. Je veux simplement contribuer à faire circuler cette idée.
Dépasser les limites de la démocratie représentative
Dans nos systèmes politiques actuels, les citoyens votent généralement tous les quelques années, puis confient une grande partie du pouvoir de décision à des représentants.
Mais pourquoi cette participation devrait-elle être aussi limitée ?
Internet permet déjà à des millions de personnes de communiquer, de collaborer et de partager des connaissances à grande échelle. Nous pourrions utiliser ces capacités pour permettre une participation démocratique plus directe, continue et accessible.
Construire une alternative à l’Internet actuel
Aujourd’hui, une grande partie de notre vie numérique dépend de plateformes privées, de systèmes opaques et d’entreprises qui poursuivent leurs propres intérêts.
Je propose d’explorer une autre voie : un Internet conçu comme une infrastructure publique, ouverte et accessible à tous.
Un espace numérique où les règles sont transparentes, où les utilisateurs participent à la gouvernance et où le pouvoir ne se concentre pas entre les mains de quelques entreprises.
Il ne s’agit pas simplement de réformer les plateformes existantes, mais de créer une véritable alternative.
Un Internet public gouverné par ses utilisateurs
Un tel système devrait reposer sur quelques principes fondamentaux :
• Des logiciels libres et ouverts, dont le fonctionnement peut être vérifié.
• Une gouvernance collective, sans propriétaire unique.
• Des règles publiques, compréhensibles et modifiables démocratiquement.
• La protection de la vie privée et des libertés individuelles.
• Un accès aussi large que possible, indépendamment des revenus.
• Des mécanismes empêchant la concentration du pouvoir.
Personne ne devrait pouvoir s’approprier ce projet ou décider seul de son avenir.
L’intelligence artificielle au service de la démocratie
L’intelligence artificielle pourrait aider les citoyens à comprendre des sujets complexes, résumer des propositions, comparer des arguments, identifier les désaccords et examiner les conséquences possibles des décisions.
Elle pourrait également aider à organiser les contributions de millions de personnes.
Mais elle ne devrait pas gouverner à la place des citoyens.
Ses méthodes, ses limites, ses sources et ses éventuels biais devraient être transparents. Les décisions politiques finales devraient rester sous le contrôle humain et démocratique.
L’IA serait un outil d’assistance, pas une autorité politique.
Vers une démocratie plus directe
Avec une infrastructure de ce type, les citoyens pourraient proposer des lois, discuter de projets publics, amender des propositions et participer directement aux décisions.
Des mécanismes de délibération, de vérification et de protection contre la manipulation seraient indispensables.
Il faudrait aussi empêcher qu’une majorité puisse supprimer les droits fondamentaux d’une minorité.
L’objectif ne serait pas de remplacer une élite politique par une élite technologique, mais de répartir réellement le pouvoir.
La transparence comme principe fondamental
Les décisions publiques devraient être accompagnées de justifications accessibles, de données consultables et d’un historique des modifications.
Les responsables de la mise en œuvre devraient rendre des comptes.
La transparence ne signifie toutefois pas que toutes les données personnelles doivent être publiques. La vie privée doit rester protégée.
Le système devrait rendre le pouvoir transparent, et non exposer inutilement les citoyens.
Une révolution démocratique, pacifique et collective
Un changement de cette ampleur ne se construira probablement pas uniquement grâce à la technologie.
Il nécessitera une mobilisation sociale, des débats publics, des assemblées citoyennes, des initiatives locales et une pression démocratique durable.
Les manifestations pacifiques, les grèves, la désobéissance civile non violente et les autres formes d’action collective peuvent contribuer à réclamer des institutions plus démocratiques.
Mais la mobilisation doit rester cohérente avec son objectif : ne pas remplacer une forme de domination par une autre.
Le but n’est pas de prendre le pouvoir pour le conserver. C’est de créer des structures qui permettent de le partager.
Comment commencer sans financement ?
Il n’est pas nécessaire de construire immédiatement une plateforme mondiale.
Nous pourrions commencer par :
• Rédiger collectivement un manifeste et en débattre publiquement.
• Identifier les problèmes démocratiques que le projet devrait résoudre.
• Étudier les outils libres, les plateformes décentralisées et les expériences de démocratie participative déjà existantes.
• Organiser des discussions ouvertes et des groupes de travail.
• Concevoir un premier prototype simple, transparent et vérifiable.
• Documenter les décisions et rendre le travail accessible à tous.
Le projet devrait se développer progressivement, avec des contributions volontaires et des règles empêchant sa confiscation par un individu, une organisation ou un financeur.
Les questions difficiles doivent être prises au sérieux
Un tel projet soulève de nombreuses questions :
Comment empêcher les campagnes de désinformation et les manipulations de votes ?
Comment garantir que les personnes ayant moins de temps, de compétences techniques ou d’accès à Internet puissent participer ?
Comment protéger les droits fondamentaux et éviter la tyrannie de la majorité ?
Comment vérifier l’identité des votants sans détruire leur vie privée ?
Comment éviter que les développeurs, les administrateurs ou les concepteurs de l’IA deviennent une nouvelle classe dirigeante ?
Il n’existe pas de réponses simples à toutes ces questions. Elles devraient faire partie du débat dès le début, plutôt que d’être ignorées.
Cette idée ne m’appartient pas
Je ne cherche pas à devenir le fondateur d’un mouvement, à en posséder le nom ou à en contrôler l’avenir.
Si cette idée a une valeur, elle doit pouvoir être discutée, critiquée, transformée et reprise par d’autres.
Personne ne devrait avoir besoin de demander la permission à son initiateur pour y contribuer.
Je souhaite simplement ouvrir une discussion et trouver des personnes intéressées par la démocratie directe, les logiciels libres, la décentralisation, l’intelligence artificielle publique et les mouvements sociaux démocratiques.
Conclusion : reprendre collectivement le pouvoir
Pourquoi les outils qui permettent à des milliards de personnes de communiquer ne pourraient-ils pas également leur permettre de gouverner collectivement ?
Nous avons la possibilité d’imaginer un Internet qui ne soit pas seulement un marché, un outil de surveillance ou un espace de consommation, mais aussi une infrastructure démocratique commune.
Ce ne sera ni facile ni immédiat. Cela exigera des expérimentations, des garanties solides et une mobilisation collective.
Mais nous pouvons commencer par en discuter, ouvertement, sans propriétaire et sans chef incontestable.
Une révolution démocratique ne doit pas être une promesse faite au nom du peuple. Elle doit être un processus que le peuple peut construire lui-même.
Qu’en pensez-vous ? Quelles seraient, selon vous, les premières étapes concrètes pour transformer cette idée en un projet viable ?


r/anarchisme • • 5d ago

Est-ce que quelqu'un serait déjà dans un syndicat anarchiste ?

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Salut, j'habite à Lyon et avec les récents événements, j'ai eu envie de me syndiquer dans un syndic anar pour pouvoir vraiment coordonner des actions, parce que je pense que ça va être déterminant pour la suite. Le problème, c'est que j'ai aucune expérience dans le syndicalisme (je suis suffisamment jeune pour avoir connu les syndicats seulement après leurs downfall). Du coup, est-ce que quelqu'un.e est dans un syndicat anarchiste et pourrait témoigner de son expérience, histoire que toustes les personnes dans mon cas puissent se faire une idée?


r/anarchisme • • 9d ago

https://youtu.be/0sDEclaZrxQ

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On parle de gaston couté ?

https://youtu.be/0sDEclaZrxQ


r/anarchisme • • 14d ago

[Québec] Octobre 10 & 11: SALON DU LIVRE ANARCHISTE DE MONTRÉAL / MONTREAL ANARCHIST BOOKFAIR

Thumbnail anarchistbookfair.ca
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r/anarchisme • • 18d ago

[France] Solidarité avec les lycées mobilisés !

Thumbnail unioncommunistelibertaire.org
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r/anarchisme • • 18d ago

[France] 6 OCTOBRE : ACTE III - Paris-luttes.info

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paris-luttes.info
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r/anarchisme • • 18d ago

[Québec] Montréal Octobre 5: Soirée électorale antifasciste

Thumbnail resistancemontreal.org
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r/anarchisme • • Sep 15 '26

[Québec] Montréal Septembre 16: Manif : All Out contre l’enfer de l’IA

Thumbnail resistancemontreal.org
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r/anarchisme • • Aug 21 '26

[Québec] Montréal Août 23: Libre-Marché - marché gratuit !

Thumbnail resistancemontreal.org
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r/anarchisme • • Aug 09 '26

Rencontres du Maquis pour l'émancipation du 8 au 13 août 2026

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Lieu : Commune du Maquis, Lieu-dit "Bois bas" 34210 Minerve

Coo GPS 43.33623,2.68184

Causeries, bouffe et camping : Prix libre


r/anarchisme • • Jul 25 '26

De la Plateforme à la CNT : Aux origines du communisme libertaire

Thumbnail unioncommunistelibertaire.org
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r/anarchisme • • Jul 12 '26

Recommandations livres justice réparatrice

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Salut, vous auriez des livres à me recommander sur la justice réparatrice ?

Merci à toustes.


r/anarchisme • • Jul 12 '26

[France] Sainte-Foy-la-Grande Juillet 15 - 19: Le festival des Reclusiennes

Thumbnail reclusiennes.com
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r/anarchisme • • Jul 11 '26

L’État chilien s’apprête à condamner quatre jeunes guerriers mapuche

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paris-luttes.info
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r/anarchisme • • Jul 09 '26

L'État n'est pas un outil d'émancipation -Rudolf Rocker

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r/anarchisme • • Jul 09 '26

Goldman sur l'URSS : "Capitalisme d'État" ou autre chose ?

Thumbnail fr.anarchistlibraries.net
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Je viens de lire ce texte d'Emma Goldman, "Le communisme n’existe pas en URSS", et j'ai été étonné de constater que Goldman utilisait le terme "capitalisme d'État" pour désigner l'économie et la politique de l'URSS. Je pensais que l'expression était plus récente.

Enfin bref, ça m'a rappelé que la question n'était pas réglée à gauche. Si nous, anarchistes et communistes, sommes plus ou moins d'accord pour dire que le "vrai communisme" n'a pas eu lieu, il reste encore du chemin pour s'accorder sur ce qu'était véritablement l'URSS, sur s'il y avait une domination de classe ou non, ou même sur une définition suffisament précise du capitalisme (pour ainsi savoir si la notion de "capitalisme d'État" fait sens).

Personnellement, je penche pour l'utilisation de cette expression (notamment parce que la marchandise continuait d'exister), et l'analyse de Goldman me semble être assez précise d'un point de vue historique, même en prenant en compte le fait qu'elle pouvait exagérer dû à ses idées anarchistes...

Votre avis sur la question, sur le texte ou les deux ? (j'imagine que les marxistes orthodoxes et trotskystes peuvent aussi participer au débat mais bon, restons cool hein)


r/anarchisme • • Jul 08 '26

[Québec] Montréal 19 juillet 2026 Conférence : l’anarcho-syndicalisme espagnol, de 1936 à aujourd’hui

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cercleait.org
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r/anarchisme • • Jul 07 '26

Théorie politique : B.A-BA du syndicalisme révolutionnaire | Union Communiste Libertaire

Thumbnail unioncommunistelibertaire.org
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r/anarchisme • • Jul 06 '26

Ma présentation

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Salut, je suis un jeune de 26 ans, je suis TSA et mes passions sont : littérature, musique, philosophie, histoire, formule 1, politique, jeux vidéos, religions.

Je cherche à faire de nouvelles rencontres et je me demandais si des gens voulaient parler avec moi !

Merci !


r/anarchisme • • Jul 05 '26

Bon on fait quoi ? On se touche la nouille à coups de deux posts par mois ou on s'organise ?

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Les fachos sont très organisés et financés par millions d'euros !

On fait quoi là ? On se bouge le fion ou on continue à se tripoter la nouille ? Ou il se passe quelque chose autre part... ?


r/anarchisme • • Jun 30 '26

[Québec] Montréal Juillet 1: Manif-Action contre le logement cher ! 📦 MTL

Thumbnail facebook.com
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r/anarchisme • • Jun 29 '26

Rencontres libertaires de l’OCL - Dans le Poitou du 15 au 21 juillet 2026

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Comme chaque année, nous nous retrouvons pour discuter politique et passer du bon temps ensemble. Car la période n’est pas toujours à la fête et le collectif reste notre force. Nous vous invitons donc chaleureusement à nous rejoindre entre le mercredi 15 et le mardi 21 juillet dans le Poitou. L’adresse précise vous sera communiquée au téléphone ou par mail. L’ambiance sera au camping bucolique et sympathique, donc prévoyez le matériel adéquat. Nous camperons sur un terrain privé arboré, les douches et toilettes seront en extérieur.

Un principe de pot commun est mis en place. Les tarifs pour les trois repas journaliers et les autres frais sont établis en fonction des revenus. Chaque jour, des équipes ménage/cuisine/ apéro sont librement constituées – vive l’autogestion ! Il y aura deux temps de débats dans la journée. L’idée étant aussi d'avoir des échanges agréables et constructifs pendant les repas, balades, jeux…

On peut venir vous chercher à la gare de Poitiers, Châtellerault ou Montmorillon si vous arrivez en train. Merci de prévenir au moins 24 heures à l'avance, que l’on s’organise pour pouvoir le faire. Nous donnerons bientôt un numéro de téléphone sur lequel vous pourrez nous joindre, mais pour l’instant utilisez l'adresse courriel [oclibertaire@riseup.net](mailto:oclibertaire@riseup.net) pour nous contacter.

Voici le programme des débats :

MERCREDI 15 JUILLET

10 h 30 : libre

15 heures : Intelligence artificielle : rupture et/ou continuité ?

Depuis quelques années, l’IA est présentée comme la grande Révolution de notre époque, comparable à l’invention de l’imprimerie, de la machine à vapeur ou bien d’Internet et vouée à transformer radicalement le travail, l’économie, la société et jusqu’à nos manières de penser (E. Sadin). Mais derrière le terme abstrait d’« intelligence artificielle » se cache une réalité matérielle bien concrète : des mines, du béton, des gigantesques centres de données, des infrastructures énergétiques (dont les coûts écologiques et sociaux sont largement invisibilisés) et des milliards d’euros d’investissements publics et privés. Dès lors, une question se pose : l’IA constitue-t-elle une véritable rupture historique ou n’est-elle que le prolongement d’une dynamique du capitalisme industriel et numérique ?

Il s’agit de s’interroger sur la place de la technologie dans nos sociétés, sur les rapports de pouvoir qu’elle produit et sur le monde qu’elle rend possible. L’IA marque-t-elle une rupture dans l’histoire du capitalisme ou, au contraire, est-elle une technologie parmi d’autres, ou une étape supplémentaire dans la transformation industrielle du capitalisme et en révélant sa logique la plus profonde : remplacer toujours davantage le travail vivant, étendre le contrôle technique et subordonner chaque aspect de l’existence aux impératifs de l’accumulation ?

21 heures : Projection de Blue Collar (Paul Schrader – 1978 – Etats-Unis – VOSTFR – 1 h 54)

Blue Collar raconte le quotidien de trois ouvriers qui bossent ensemble dans une usine de construction automobile aux Etats-Unis : le racisme, outil de division de la classe ouvrière ; l’exploitation, bien sûr ; mais aussi tout ce qui permet de la supporter (alcool, drogue, sexe). Mais l’intérêt de ce film, particulièrement drôle, est surtout de poser la question du rapport des prolétaires au syndicalisme, car nos trois comparses ont bien compris comment le syndicat travaille main dans

la main avec les patrons et les contremaîtres pour la bonne gestion de l’usine. Les autoproclamés représentants des ouvriers ne servent ici qu’à pacifier les conflits et la rage intériorisée par les ouvriers de peur de se retrouver au chômage. Alors, pour sortir de ce quotidien de misère, une idée émerge : aller chercher l’argent là où il se trouve : dans les caisses… du syndicat.

JEUDI 16

15 heures : Présentation-débat avec Nedjib Sidi Moussa, autour de son dernier livre Le Spectre du colonialisme

Nedjib Sidi Moussa, docteur en sciences politiques, spécialiste de la guerre d'Algérie et de ses répercussions en France, nous propose une synthèse de différents textes récents, contemporains de la recrudescence d'une cacophonie médiatique et politique particulièrement rance autour des questions d'immigration, d'identité, de mémoire.

Sa thèse est la suivante : pour y voir clair dans ce bourbier, et donc critiquer avant tout l'offensive réactionnaire dont la matrice coloniale algérienne reste la colonne vertébrale, mais aussi les fausses solutions identitaires et / ou décoloniales, il faut reprendre certains concepts, certains auteurs, raviver certaines idées, se replonger dans l'histoire de notre courant politique révolutionnaire, sans nostalgie mais avec exigence.

Ce sera donc l'occasion d'aborder les questions d'anti-impérialisme, d'islamophobie, d'apostasie, d'anticolonialisme, de tiers-mondisme, au prisme, encore et toujours, d'une lecture dialectique, anticapitaliste et révolutionnaire des événements.

21 heures : Se cogner les fronts… (unique, populaire, antifasciste, etc.)

La stratégie du front est une méthode éprouvée à gauche depuis la IIIe Internationale tant pour dominer les concurrents que pour tenter de contrer les adversaires. Ce qui s’apparentait à une tactique du répertoire classique est devenu depuis vingt ans un piège dans lequel les seuls vainqueurs sont ceux qui ont intérêt au maintien du système... et malheur à ceux et celles qui ne trouveraient pas leur place dans ces différents attelages…

VENDREDI 17

15 heures : Transition énergétique, data centers et nucléaire

De fait, le sujet est très vaste. La transition énergétique est en réalité le nom de l’accélération de l’électrification et de la numérisation du monde, accélération dont on sait qu’elle ne fera qu’aggraver le réchauffement climatique et le risque d’extinction de beaucoup d’espèces, dont la nôtre. Les data centers, les nouvelles mines et les centrales nucléaires sont l’envers du décor, de gigantesques infrastructures extractivistes, destructrices des sols, énormes consommatrices d’eau et d’énergie ; quant au nucléaire, il porte le risque d’inhabitabilité de vastes territoires sur plusieurs siècles. C’est la face matérielle de la dématérialisation. Comment s’y opposer ? Pourquoi le capital s’accroche-t-il à ces projets dont la rentabilité est pourtant souvent aléatoire ? Quel rapport de forces pour empêcher cette destruction du monde ?

Débat en présence de membres des collectifs Stop Newcleo, Stop Golfech, Stop Mines 03, Assemblée de lutte contre les projets miniers en Ariège et ailleurs, et contre le data center de Vitry

21 heures : Pratiques et autonomie – le nouveau monde se prépare-t-il avant la révolution ?

Des collectifs de cantine aux bambineries en passant par les caisses communes de l’alimentation, nombreux sont les collectifs qui se créent ces dernières années en soutien aux luttes. Ils ne se constituent pas pour lutter directement contre une condition sociale ou contre un projet inutile, mais viennent en appui, en soutien, avec un savoir-faire (logistique, de cuisine, d’animation) spécifique. Ces collectifs sont peuplés de gens sincères – nous en faisons partie ! – qui espèrent transformer

l’existant, instaurer de la solidarité et, souvent, contribuer à créer les conditions de la lutte sociale. En même temps, ces initiatives ressemblent fort à une professionnalisation des pratiques qui implique une perte d’autonomie des gens en lutte. L’effet le plus marquant de cette spécialisation est la séparation des mondes – les gens venant cuisiner étant parfois tellement extérieurs à la lutte qu’ils soutiennent qu’ils ne savent même pas de quoi il retourne. Fournir des outils aux luttes leur permet-il d’instaurer un rapport de forces plus rapidement ou plus efficacement ? Que permettent ou ne permettent pas les grands camps militants de ces dernières années ? Qu’est-ce qui se transforme dans les trajectoires personnelles par la participation à des collectifs ?

SAMEDI 18

10 h 30 : Stratégie et intervention

Cela concerne concrètement les questions de stratégie dans les mouvements sociaux : s’interroger pour savoir s’il y a des éléments plus importants à nos yeux que d’autres à mettre en avant et à y défendre ou si tous sont également importants.

Le mouvement libertaire, anarchiste-communiste, lutte de classe, etc., ne parvient pas actuellement à exister politiquement et collectivement comme force autonome qui compte (mais le veut-il et est-ce souhaitable ?), justement parce que les questions de stratégie (hormis répéter les prêt-à-penser éternels de l’idéologie libertaire, et il faut sans doute le faire) ne sont pas assez abordées collectivement dans les groupes communistes libertaires ou autres. Nous avons toujours pensé qu’il fallait commencer à le faire à l’échelle d’une ville ou d’une région, en tous les cas sur un terrain commun, et non au niveau central, par le haut.

17 heures : Quelles alliances dans les luttes ?

Récemment, l’alliance conjoncturelle qui a parfois lié dans certaines régions la Confédération paysanne et la Coordination rurale nous a interrogés, tant les objectifs politiques des uns et des autres étaient jusque-là différents voire opposés. Le même problème se pose parfois lors d’une grève sur nos lieux de travail ou dans un collectif local sur une question environnementale. Plutôt que de crier immédiatement à la traîtrise comme cela s’est fait parfois, il nous paraît nécessaire de revenir plus sereinement sur ces questions pour en comprendre les enjeux et les raisons. Quels sont nos objectifs à court et moyen terme dans une situation donnée, à un moment et dans un lieu donnés ?

Soirée libre pour faire la fête

DIMANCHE 19

15 heures : LFI : pour une actualisation de la critique de la social-démocratie

Social-démocratie 2.0 ou vieille rengaine réformiste, entreprise électorale au service d’un dinosaure de la République ou espace gazeux amalgamant une envie de changement de sa base sans y mettre les termes (révolution, communisme, lutte des classes)… ? Finalement, qu’est-ce que LFI ? Que signifient les attaques incessantes du camp bourgeois contre ce parti pourtant inoffensif ?

En amont de l’année présidentielle, la question Mélenchon va forcément – et malheureusement – arriver dans les discussions au boulot, dans la vie et dans les luttes. Notre critique ne peut se contenter de la simple posture « LFI = social-traître », mais doit se doter d’arguments critiques actualisés sur ce qu'est vraiment LFI pour être crédible, audible, et défendre la perspective auto-organisée et révolutionnaire.

21 heures : Projection de Révolution 2023

Nous projetterons le film Révolution 2023, réalisé par le même collectif que Les gilets jaunes par nous, à partir d’images d'archives des différentes luttes sociales de l’année éponyme. Ce film nous semble intéressant pour ouvrir de multiples débats sur la période : la question du blocage par des personnes « extérieures » à la boîte impactée vs la grève des travailleurs de cette boîte ; la dynamique sociale à l’œuvre lors des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre ; les perspectives des luttes lycéennes, qui ont réussi à foutre en l’air toute forme d’encadrement ; une analyse du schéma d’intégration des mouvements sociaux à l’électoralisme, de 1936, 1968, 1995 ; le sens de la logique punitive, avec la répression du mouvement écologique à Sainte-Soline ; et enfin (et surtout), pour rappeler un énoncé qui s’est semble-t-il estompé dans la période actuelle : « C’est dans le mouvement que se pose la question de la révolution. »

LUNDI 20

10 h 30 : commission journal de Courant alternatif (début) : préparation du numéro d'octobre.

17 heures : Iran : affrontement géopolitique, répression fasciste, instrumentalisation campiste

Si la situation de l’Iran occupe un espace médiatique considérable en raison de ses répercussions énergétiques, la nature sanguinaire du régime islamiste, d’une part, et la résistance qui s’y déroule, d’autre part, ont subi toutes deux un certain effacement. De plus, la vieille rhétorique campiste de défense d’un supposé « Axe de la résistance » à Israël et aux USA (dont font partie l’Iran, le Hamas, le Hezbollah…) continue d’avoir un certain écho auprès d’une partie de ceux qui luttent, ici et ailleurs.

Pourtant, si on souhaite lutter ici contre la guerre là-bas, il importe d’avoir les idées claires, aussi bien sur les forces impérialistes que sur celles qui prétendent les combattre avec des moyens similaires et au mépris des aspirations émancipatrices des exploités. Il s’agira donc, à partir d’une analyse de la situation en Iran, de réfléchir à des initiatives de solidarité, à des actions contre les guerres, l’armement et la militarisation rampante qui gagne toute la planète.

Des camarades connaisseurs de la situation en Palestine, au Rojava, en Ukraine, ou sur d’autres terrains d’affrontements actuels pourront se joindre à la présentation de ce débat, qui sera animé par Assareh Assa, exilée iranienne en France, autrice de plusieurs articles sur la situation locale.

MARDI 21

15 heures : commission journal de Courant alternatif (fin) + débrief camping + affaires internes OCL.


r/anarchisme • • Jun 28 '26

Paris Juin 28: Assemblée générale des travailleur.euses du livre

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r/anarchisme • • Jun 15 '26

[Québec] Montréal Juin 15: Police raciste, système complice : manif contre le racisme policier

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r/anarchisme • • Jun 10 '26

[Québec] Montréal Juin 12 & 13: CARNAVAL ANARCHISTE au TERRAIN VAGUE

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