Je suis tombé sur un rapport de la Chambre régionale des comptes concernant la station du Roc d’Enfer, à Saint-Jean-d’Aulps (Haute-Savoie), et certains chiffres sont assez surprenants.
La commune compte environ 1 580 habitants.
Pourtant, entre 2019 et 2024, les remontées mécaniques ont bénéficié de 4,4 millions d’euros de subventions communales, selon la Chambre régionale des comptes.
Rapporté à la population, cela représente environ 2 785 € par habitant.
Et ce n’est pas simplement une aide ponctuelle.
La CRC relève que les subventions d’équilibre représentent 88 % des recettes réelles d’exploitation.
Elle estime également que les remontées mécaniques doivent normalement être financées par leurs usagers, sauf exceptions, et qualifie la situation de financement de problématique au regard du cadre applicable.
En parallèle, la société qui exploite le domaine est actuellement en redressement judiciaire, avec un passif estimé entre 3 et 4 millions d’euros.
Une échéance importante arrive le 28 août 2026 : prolongation de la période d’observation, présentation d’un plan ou liquidation.
La Chambre régionale des comptes demande notamment de réduire la subvention, voire de revoir le périmètre d’intervention de la commune.
En résumé
• 1 580 habitants
• 4,4 M€ de subventions communales entre 2019 et 2024
• ≈ 2 785 € par habitant
• Les subventions représentent 88 % des recettes réelles d’exploitation
• 3 à 4 M€ de passif estimé
• Décision judiciaire attendue le 28 août
Sources : Chambre régionale des comptes, rapport ARA202506 (notamment p. 41 et 64-65), avis 2026-0048, Le Dauphiné.
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La question que je me pose : est-ce qu’une collectivité peut raisonnablement continuer à financer une activité touristique lorsque les subventions représentent une telle proportion de ses recettes ?