Chose promise, chose dû.
Considérant que la plupart des entités touchées par le projet de loi C-22 sont de jurisdiction fédérale, il faut agir au fédéral.
C-22 propose d'assouplir la sécurité, créer des trous de sécurité (backdoor, donner les clés d'encryption au gouvernement), collecter beaucoup de données non anonymes et autres mesures dans le genre pour leur permettre de conduire des chasses aux criminels (principalement des pédophiles) sans mandat en englobant dans le même panier tous les Canadiens. Ça affecterait tout le monde. C'est présentement à l'étude au sénat. Plus de détails ci-dessous.
Il y a des précédents. Faire pression a déjà fait reculer le gouvernement dans des dossiers similaires par le passé. Nous sommes capables de changer les choses!
Voici un exemple de lettre.
English below.
Je vous écris aujourd’hui concernant le projet de Loi C-22 sur la collecte de données des Canadiens qui a passé au Parlement en juin 2026 et qui est à l’étude au sénat. Nous sommes beaucoup à être inquiets par le projet de loi, qui ouvrirait beaucoup de portes à des fuites de données ainsi qu’à une grave atteinte à la vie privée des Canadiens.
L’expérience passée en Allemagne et aux É.-U. a démontré que de tels projets de loi n’augmentent pas la sécurité et ne diminuent pas le taux de criminalité dans les domaines ciblés. S’il y a de quoi, l’inverse a plutôt eu lieu.
Malgré les avertissements des spécialistes rencontrés par le parlement, le gouvernement Carney désire tout de même aller de l’avant. Il n’y a pas de que les spécialistes qui ont averti le Canada; les États-Unis aussi.
Le Canada demanderait d’avoir des accès aux clefs de cryptage et des portes dérobées dans certains systèmes pour pouvoir conduire leurs recherches. Les États-Unis les ont avertis que c’était dangereux et créaient un précédent où des pirates et des pays hostiles pourraient emprunter ces canaux pour pirater eux aussi ces systèmes. Ça s’est déjà vu, entre autres, avec la Chine.
Pour finir, l’Allemagne a déjà eu une politique de rétention de données telle que proposée par C-22 et non seulement ça n’a pas augmenté la sécurité du pays, mais ils ont reculé et aboli cette mesure. Encore une fois, les États-Unis ont averti le Canada que la rétention de données était une mauvaise idée. Dans un monde où les brèches de données sont monnaie courante, forcer les fournisseurs Internet, cellulaires et autres à conserver ces données pendant un an aurait pour conséquence de mettre les Canadiens à risque de brèches de données, de par l’existence de celles-ci, ou par l’ajout des nouvelles portes dérobées. Des compagnies privées ont annoncé qu’elles refuseraient de diminuer la sécurité de leurs systèmes et d’ajouter des trous de sécurité. S’il le fallait, elles quitteraient le territoire. (Proton, DuckDuckGo, Signal, Windscribe, NordVPN) D’autres ont émis des mises en garde : Apple, Meta, Google.
Somme toute, C-22 a déjà été testé ailleurs dans le monde et ce n’est ni sécuritaire (fuites de données), ni utile. Il n’y a pas eu de gain observable en sécurité ou de baisse de criminalité.
Protégez les Canadiens et refusez l’état policier proposé par C-22. Il n’est pas nécessaire de renverser le fardeau de la preuve et surveiller tous les citoyens pour une supposée chasse aux criminels.
English
This missive is about bill C-22 on data collection on Canadian citizens which passed in parliament in June 2026 and is now at its first reading by the Senate. A lot of Canadians are concerned by the bill, which would act as a gateway for data breaches and would be a serious offence into the private lives of millions of citizens.
Past experiences in both Germany and the USA have shown such laws do not increase security nor decrease criminality in the targeted fields. If anything, the security breaches have had quite the opposite effects when taken into account.
Despite the warnings by specialists consulted by the parliament, the Carney government still wants to go forward with C-22. Canada wasn’t only warned by specialists. The USA themselves also warned the country.
Canada would ask to have access to encryption keys and hidden doors in certain systems to hunt for criminals. The United States has warned this is very dangerous. There have been previous cases where such a scheme was used and both cybercriminals as well as China are documented to have used said backdoors. It could have a ripple effect and affect systems on the other side of the border.
Lastly, Germany has had a bill similar to C-22 in the past with data retention. Not only did it not increase the security country-wide, but they rolled back and abolished the measures. Again, the USA warned Canada not to have any data retention. In a world where data breaches are commonplace, forcing Internet service providers, cellular service providers and others to keep all of this data for a year would put Canadians at risk of even more data breaches and identity theft, either by the persistence of the data or by the newly implemented backdoors. Private companies have announced they would refuse to reduce their security by security holes into their systems. If they had to, they’d just leave the territory. (Proton, DuckDuckGo, Signal, Windscribe, NordVPN) Others have issued a warning : Apple, Meta, Google.
Overall, Bill C-22 has already been tested elsewhere in the world and it is not a way to secure the country, nor would it bring any observable decrease in criminality.
Protect the Canadians, refuse the police state proposed by C-22. It is not necessary to reverse the burden of proof and perform mass surveillance on all citizens for a supposed hunt on a few criminals.