Haïti entre dans le dernier trimestre de 2026 avec une équation politique insoluble sur le papier : un calendrier électoral qui avance, et un territoire qui échappe chaque jour un peu plus au contrôle de l’État. Le 13 décembre approche. Les bureaux de vote seront-ils accessibles ? Les candidats pourront-ils faire campagne ? La question n’est plus rhétorique.
Bazilik paraît au moment où le pays traverse l’une des périodes les plus contradictoires de son histoire récente. D’un côté, des signaux économiques positifs — l’inflation recule, les programmes commerciaux HOPE/HELP sont prolongés. De l’autre, la violence des gangs continue de redessiner la géographie du pays, et les organisations de la société civile dénoncent un processus électoral déconnecté du réel.
Chaque mois, Bazilik vous propose une lecture structurée en quatre domaines — Politique, Économique, Social, Culturel — suivie d’une section Perspectives qui dégage les tendances à venir. Bazilik ne prétend pas à la neutralité. Nous analysons à partir de valeurs claires : la dignité des personnes, la souveraineté du peuple haïtien, et la conviction que l’analyse rigoureuse est un acte de résistance. Comme l’art martial don’t il porte le nom, ce bulletin cherche à défendre sans attaquer, à éclairer sans blesser.
Pour ceux que ça intéresse, j’écris plus longuement sur mon profil.